Imagine les Pyrénées Orientales (https://www.imaginelespo.fr)

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 Je n’imagine pas les PO amputé d’un de ses sites les plus emblématiques et les plus médiatisés : Le Racou,

Je n’imagine pas voir la plage du Racou subir, selon les terminologies administratives successives, le « laisser faire », le « recul stratégique » et aujourd’hui la « reconfiguration spatiale », c’est-à-dire l’expropriation de l’historique village de sable, soit 90 maisons sans indemnisation.

Je n’imagine pas le Conseil Départemental des PO qui a sauvé le site de Paulilles laisser disparaitre un site, à la fois, classé et protégé. Par son originalité, le Racou représente, pour un littoral qui a tendance à se dépersonnaliser sous la pression touristique, une richesse environnementale et touristique, donc économique, majeure.

Je n’imagine pas la ville d’Argelès sur Mer oublier une partie de son histoire : celle de la Commune libre du Racou, celle des peintres impressionnistes catalans Terrus, Bausil, Escara et bien d’autres posant leur chevalet au Racou lorsque Derain et Matisse peignaient Collioure, celle de Jordi Barre. chantant la plage du Racou et la Torre d’en Sorra quand Georges Brassens chantait la plage de Sète,

Je n’imagine pas la ville d’Argelès sur Mer dépenser 10 M€ pour la réfection de digues portuaires et oublier le Racou, victime de celles-ci,

Je n’imagine pas les collectivités territoriales et l’Etat protéger les plages de Sainte-Marie, Saint Cyprien, Port Barcarès, Vendres, Valras, … qui ne sont en rien des sites classés mais refuser de protéger le Racou,

Je n’imagine pas le Conseil Régional d’Occitanie investir des centaines de millions d’euros dans l’aménagement du littoral occitan sans protéger le Racou victime de l’érosion provoquée par des digues portuaires,

Je n’imagine pas que, pour expliquer l’érosion de la plage du Racou, on accuse l’augmentation du niveau marin, la diminution d’apports de sable par les rivières, l’augmentation des tempêtes alors que, dans le même temps, toutes les autres plages argelésiennes se sont élargies de 25 à 65 m,


J’imagine un Etat et des collectivités territoriales protégeant leurs sites « remarquables » et partageant de façon équitable les efforts sur le littoral entre ports et plages. “Qu’il soit naturel ou culturel, matériel ou immatériel, le patrimoine constitue le socle du développement touristique et culturel régional, j’en suis convaincue” nous a écrit Carole Delga, Présidente de la région Occitanie en septembre 2018.

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